Tout camerounais qui se respecte connait forcement le sac mbandjock. Ce dernier est certainement le sac le plus connu et le plus utilisé au Cameroun. Il a attiré l’attention il y a quelques mois encore en apparaissant dans les fashions weeks de grands créateurs européens de mode et autres. Ce qui a amené des questionnements chez les africains sur la véritable origine/provenance de cet article à multiples usages. Ensemble, levons le voile sur ces interrogations.

 VAGUES DE TENDANCE

Si dans nos rues, c’est encore rare de voir des personnes prétendre être fashion avec un sac Mbandjock, à Mbeng (en occident) c’est déjà le cas. Depuis que le mouvement nommé « l’arte povera » (mouvement artistique qui met en valeur l’habillement à base de matériaux pauvres), est né au début du 21ème siècle, les créateurs de mode mettent tous leurs génies en oeuvre pour satisfaire les fantasmes vestimentaires des consommateurs. C’est ainsi que les habitués de Fashions weeks ont été surpris en 2007 lorsque Marc Jacobs (créateur de mode pour Louis Vuitton), a lancé une collection Été, qui était principalement composée du fameux sac en plastique tissé, sur lequel était inscrit « Louis Vuitton, Trunks & Rags » et qui coûtait 1200 Euros (787149 FCFA).

Quelques années plus tard, la marque de mode Céline s’est réappropriée les surprenants quadrillages et couleurs du sac pour confectionner des vêtements de haute couture, des chaussures et pochettes de Smartphones.

Malgré ce succès, certains détracteurs l’ont qualifié de vulgaire et manquant d’esthétique, à cause de ses origines bon marché.

ORIGINE

En effet, le sac cabas est un dérivé du sac shopping multi-usage Vychi rose, créé en 1950 par Jules Ouaki (précurseur de mode à petits prix). Une pièce phare des magasins Tati en France parmi les Galeries Lafayette des Immigrés. Vu sa facile utilisabilité, sa version à carreaux a été très vite contrefaite et revendue dans les quartiers Parisiens de Barbès-Rochechouart, d’où son nom « Cabas Barbès ». Il s’est ainsi propagé et exporté à l’étranger et surtout dans des pays du tiers monde, dans lesquels il eu un fort succès à cause notamment de son faible coût.

APPELLATIONS ET UTILISATIONS

«Sac attends-moi à la gare», «Ghana must go», «sac mon mari m’a laissé», « sac Aide-moi-à-divorcer », « sac samoto », « Sac Mbandjock », tant d’appellations que nous avons attribuées à ce héro du quotidien. En Afrique on l’utilise comme fourre-tout pour des voyages, le commerce, des emplettes, des déménagements… Tellement son utilisation était rependue auprès des voyageurs qu’il a été interdit récemment sur les vols de Air France suite à des plaintes de passagers qui auraient perdus leurs bagages dans la confusion. Il faut le dire, ces sacs se ressemblent presque tous.

Au Cameroun, son appellation la plus répandue est « sac mbandjock ». Mbandjock est une commune à fort trafique commercial grâce en particulier à la présence de l’entreprise sucrière Sosucam, filiale du groupe français Somdia et est située dans la région du Centre, département de la Haute-Sanaga. Beaucoup ne le savent pas mais Mbandjock est aussi le nom d’un village de la commune de Makak.

 

 

Aviez-vous toutes ces infos sur le sac Mbandjock ? Ne gardez pas ça pour vous, partagez l’article.

Laissez un commentaire
Tags:

Copyright 2018

Vous connecter avec vos identifiants

Vous avez oublié vos informations ?